Guide · EASM

Qu'est-ce que l'EASM ? Le guide simple pour les PME

Artifhack · Juillet 2026 · Lecture 5 min

Votre entreprise a un site web. Probablement aussi une messagerie, un VPN, un espace client, un ancien site de test que personne n'a éteint, et quelques services cloud ouverts par un prestataire. Tout cela est visible depuis Internet — donc visible par un attaquant. L'ensemble de ces éléments s'appelle votre surface d'attaque externe.

EASM : définition en une phrase

L'EASM (External Attack Surface Management, ou gestion de la surface d'attaque externe) consiste à découvrir, inventorier et surveiller en continu tout ce que votre entreprise expose sur Internet, en se plaçant du point de vue d'un attaquant — c'est-à-dire de l'extérieur, sans rien installer sur vos machines.

Pourquoi c'est un sujet pour une PME ?

Parce que les attaquants ne choisissent pas leurs cibles au mérite : leurs outils scannent Internet en permanence et frappent ce qui est mal fermé, quelle que soit la taille de l'entreprise. Et parce que la surface d'attaque grandit toute seule :

Le point clé : on ne peut pas protéger ce qu'on ne sait pas posséder. La plupart des entreprises découvrent 20 à 30 % d'actifs exposés dont elles ignoraient l'existence lors de leur premier inventaire externe.

Concrètement, que fait un outil d'EASM ?

  1. Découverte — à partir de votre simple nom de domaine, il retrouve vos sous-domaines, adresses IP, services exposés, certificats, technologies utilisées.
  2. Inventaire — il classe ces actifs et détecte ce qui pose problème : port ouvert inutile, version obsolète, certificat expiré, fichier sensible accessible.
  3. Surveillance continue — il rescanne régulièrement et vous alerte quand quelque chose de nouveau apparaît ou change.

EASM seul ne suffit pas : l'importance de la corrélation

Un port ouvert n'est pas forcément grave. Un mot de passe qui fuite non plus. Les deux ensemble, si : c'est un chemin d'attaque. C'est pourquoi Artifhack croise l'exposition externe avec la détection de fuites de données et la veille sur les data breaches, pour produire un score de corrélation : au lieu de 400 alertes, vous voyez les 3 scénarios qu'un attaquant exploiterait réellement, dans l'ordre de priorité.

Par où commencer ?

Voir votre surface d'attaque en démo

Pour aller plus loin : recommandations d'hygiène informatique de l'ANSSI (cyber.gouv.fr) · rapport IBM « Cost of a Data Breach ».